« Une foule de gens se figure que le but de la poésie est un enseignement quelconque, qu’elle doit tantôt fortifier la conscience, tantôt perfectionner les mœurs, tantôt enfin démontrer quoi que ce soit d’utile…

La poésie, pour peu qu’on veuille descendre en soi-même, interroger son âme, rappeler ses souvenirs d’enthousiasme, n’a pas d’autre but qu’elle-même ; elle ne peut pas en avoir d’autres, et aucun poème ne sera si grand, si noble, si véritablement digne du nom de poème, que celui qui aura été écrit uniquement pour le plaisir d’écrire un poème.

La poésie ne peut pas, sous peine de mort ou de défaillance, s’assimiler à la science ou à la morale ; elle n’a pas de Vérité pour objet, elle n’a qu’Elle-même. »

(Notice Edgar Poe)

C’est fou, au plus je lis, au plus je me rends compte que je ne connais pas beaucoup de mots et ça me donne encore l’envie d’écrire. Au plus je lis, au plus je découvre de grand nom de la littérature et je me dis que ma place n’est décidément pas là. Mais j’ai quand même envie d’écrire. Au plus j’écoute les autres, au plus je me dis que les autres sont plus cultivés mais n’est ce pas juste leur mémoire qui est meilleure que la mienne pour certaines choses ? Après tout, je me souviens de détails dont tout le monde se fout, ce n’est pas de ma faute si ce n’est pas de la culture… Au plus les jours passent sur mon visage, au plus je me dis qu’il me faut du temps encore. Que j’ai quelque chose à écrire. Et quand je trouve le temps, j’ai envie d’écrire mais ne trouve rien à dire. C’est fou. Nous sommes des êtres complexes, je ne vous apprends rien. Nous souhaitons ce que nous ne pouvons pas avoir et quand nous l’avons, on ne sait pas quoi en faire. On n’était pas fait pour ça, on était fait pour autre chose. Alors pourquoi ne pas juste vouloir cet autre chose ? Parce qu’on ne sait pas ce que c’est. Certains ont le privilège de savoir, souvent ils ont un don à exploiter. Moi je me suis inventée le don de savoir aligner des mots pour donner sens. Mais cette fiction est de seconde zone face à des talents qui jonglent les mots avec élégance . Peut être que post mortem ?…. Peut être que je ne peux juste pas me payer de psy et qu’une feuille et un crayon suffisent à m’écouter. Au final, je suis gagnante, vous peut être pas, mais moi si. Donc oui, je suis toujours là à chercher comment dire ce que je pense et je n’y arrive toujours pas.

Derrière le clavier, derrière l’écran, je réapprends la douceur de l’écriture avec l’envie de recommencer encore… Mais les mots sont durs avec moi, le temps les a éloignés. Dans ce labyrinthe sans fin, je retrouve doucement mon chemin. Et quoi de plus beau que de nouveau se perdre dans un jungle de mots ? Alors oui ça prend du temps mais il est doux, profitons-en… Car qui sait ce qui sortira de ma plume… Le futur est tellement devenu incertain…

Société médiatique : espèce menaçante en voie d’expansion dangereuse pour l’individu connecté

 

On nous bourre de médocs, d’images

D’infos chocs, de bruits, de sons,

De musiques merdiques, de pollutions,

De stress, d’horaires à respecter,

D’images noires, d’images grises

De fin du monde, d’images subliminales

De nouvelles pas nouvelles, de pubs,

De faux problèmes, de fausses solutions

On nous bourre de : il faut, il ne faut pas

Croyez-moi, non croyez-moi, ça changera

Ça ne changera rien, toi, toi ou toi !

On nous presse, on nous vole,

On nous viole l’esprit et le corps

On nous manipule, on nous ignore

On nous classe, p’tit soldat, mouton blanc,

Mouton noir ? On nous catégorise, valorise

Contre un p’tit quelque chose ?

On nous montre le luxe, le luxe et le luxe

Comme une réussite, comme une preuve

De vie bien menée, de vie réussie

On nous dit que les méchants ce sont eux

Pas nous, non, jamais.

On nous donne les armes mais l’interdiction de…

On nous dicte des règles, des lois,

Pour le bien de la communauté

Qui n’a plus rien en commun,

Car on aime tellement diviser…

On s’essouffle, comment ignorer ?

Et moi je suis là, j’exalte le silence et

Les mots incompréhensibles de ce bambin

Je perds mon regard dans son innocence

Et je me surprends à y croire encore…

Non je ne peux pas en parler

Je n’ai pas le droit, c’est personnel

Pis j’ai juré, craché, les doigts croisés

Je ne peux pas avant qu’elles …

Parce que c’est le plus beau jour

Chacune, chaque fois différemment

Produit toujours plus d’amour

A l’idée de bientôt devenir maman

Alors non je ne peux pas leur dire

Pourtant j’aurais tant aimé savoir…

 

Voilà, les derniers mots publiés sur la toile datent du 21 janvier 2017…

C’est loin, mais quelle date, le 21 janvier !

le 21 janvier 2018 si les calculs ou souvenirs sont bons, c’était un jour de création mais tout autre.

Le 21 janvier 2019, c’était un jour de reprise, un brusque retour à la vie réelle. Le jour des trois mois de ma plus belle création.

Mon bonhomme pour qui je ne trouve pas les mots. Quand c’est trop fort, ça ne s’écrie pas, c’est comme ça.

Mais j’ai envie d’essayer…Juste essayer.

J’ai envie de revenir un peu, de laisser une nouvelle trace, d’écrire une nouvelle page…

 

Et l’envie de t’écrire une fois de plus

Quand arrivera la fois de trop ?

Celle qui dérange nos vies si perdues

L’une de l’autre. Une en trop

Quand on les superposés

De nos corps sans questions

Et demain ? On le savait

Pourtant, on savait, des cons

A s’aimer quand même, pour après

Mieux s’égarer au bord d’une gare

Et dans le train vers rien se retrouver

Abandonnés vers un autre hasard

Avec chacun une lettre à poster

Vers une nouvelle adresse

Encore des mots à se poser

Reste d’une passagère ivresse

Encore des choses à se dire

Tellement et ces mots qui crient

Pour être plus simple à lire

Quand soudain sonne l’envie.

Et t’écrire une fois de plus, encore.

Souvent ce sont les petites choses qui nous manquent le plus :

Une lettre, un ciel d’été,  

Un silence, un petit toit,

Un verre, une photo ratée,

Un instant de plus, une voix.

Un souvenir, un souvenir qui s’enfuit…

Qu’est-ce qu’il y a de plus petit qu’un souvenir ?

Une minuscule bulle dans un coin de nos têtes…

Un  souvenir qui s’enfuit…

Un feu de cheminée qui touche le fond du cœur

Besoin de se noyer dans quelques profondeurs

D’aller vers l’opposé, loin, d’oublier ses peurs

De se couper du temps, encore, quelques heures

Et cette danse unique dans les flammes

Son mouvement lent, sa main pâle

Sur cette épaule dénudée, attendant

Qu’il brûle enfin ses sentiments…

Un souvenir qui s’enfuit…

Ne t’ennuies-tu pas ?

Même si c’est reposant

Quand personne n’est là

Même un court moment ?

Quand tu es seul, là

Avec pour compagnie

Des pensées, un chat.

Un stylo mort, l’oublie

Sur une feuille pâle,

Par sa blancheur.

Saison automnale

Lentes sont les heures…

Alors que les autres

Passent à une vitesse

Quand on a les nôtres

Et un bout de tendresse.

Même si c’est reposant

Je m’ennuie de vous

La plupart du temps

Organisons un nous !

Quelques instants

Le temps d’un sourire

Quelques moments

Avant de partir.

Inviter l’amour à sa table

Peu importe sa forme, sa force

Il est partout, c’est ainsi

Que j’ai décidé ma vie

Il est partout

Parce qu’il ne peut ne pas exister

Impossible

Il suffit de regarder la mer

De la soigner,

Goutte par goutte

On est si petit, si rien

Si innocent

Elle nous soigne

De bien des maux

Doucement

En berçant nos cœurs

Inviter l’amour à sa table

Parce qu’il est quelque part

Enfoui

Sous le sable

Caché dans un profond

Pas si loin peut être

Inviter l’amour à sa table

Parce que sinon qui d’autre ?

Et avoir les pieds dans le sable…

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Le crépitement de la radio, pas l’ordi

Pas la chaine-hifi, non le poste radio

Ami fidèle dans un coin de cuisine

Qui allume la solitude du lieu parfois

Le crépitement de la radio, dans le fond

Dame de compagnie intime et fidèle

Couvrant le bruit qu’on entend plus

Couvrant le silence trop pesant parfois

Les conversations de tous ces gens

Que l’on ne connait pas, dans le fond

Leurs invitations a penser comme eux

Ils disent des choses à méditer parfois

Cette musique qu’on ne connait pas

Ou plus et les paroles qu’on oublie

Aussi, les paroles ça s’oublient aussi.

Même qu’on danse sur des airs parfois

Tout s’oublie quand la radio gronde

On laisse entrer que les crépitements

Un peu comme un feu de cheminée

Il faut avoir un brun d’imagination, parfois

Le crépitement de la radio, rien d’autre

Quand tes doigts cherchent doucement

Ce que tes oreilles veulent entendre

Dans la cuisine, tu t’évades parfois…

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